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Affichage des articles du septembre, 2025

La diplomatie-spectacle : Gaza pleure la tromperie de Trump

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Peu importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse , dit le proverbe.                                                        Dans le cas de Trump, ses moyens d’obtenir une paix sont originaux : c’est un cocktail fait de séduction, de pression et de chantage. Mais la realpolitik, c’est ça.   Donald Trump se présente à nouveau en faiseur d’accords, maître des « deals » capables, dit-on, de résoudre les impasses les plus inextricables. Son dernier plan pour Gaza, brillamment emballé dans le vocabulaire consensuel de la « paix » et de la « reconstruction », montre pourtant que la rhétorique peut servir d’écran de fumée : derrière le mot se cachent des conditions intenables, une mémoire sélective et la perpétuation d’un ordre de fait qui écrase les droits palestiniens. La « paix » comme instrument de culpabilisation Le dispositif proposé ...

Gaza brûle : le feu d’une idéologie coloniale

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    « Gaza brûle. » Deux mots prononcés par un ministre israélien en mai dernier et relayés dans les médias internationaux. Deux mots qui résonnent comme un aveu glaçant : derrière la guerre se cache une idéologie qui célèbre la destruction d’un peuple et de sa terre. Alors que Netanyahou promet depuis 2024 une « victoire totale », Gaza n’est plus qu’un champ de ruines. Car ce qui brûle à Gaza, ce n’est pas seulement une ville : ce sont les prétentions morales d’Israël avec ce projet politique nourrit moins une victoire qu’une tragédie historique appelée à hanter la conscience humaine, avec elles, le crédit de toute une civilisation qui détourne le regard.   Les Nations unies qualifient la situation de « cataclysmique », et des experts internationaux parlent de génocide. Pourtant, Israël continue d’affirmer agir pour sa « sécurité ». Cette rhétorique masque une stratégie de punition collective et d’effacement, inscrite dans une continuité historique qui remonte à la Na...

Netanyahou à l’ONU : le théâtre du vide et la faillite d’un régime

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  La photo montre des camions de l'armée israélienne équipés de haut-parleurs diffusant le discours de Netanyahu aux résidents déplacés de Gaza. D’où l’armée israélienne a-t-elle tiré cette idée ? De l'armée allemande nazie, qui diffusait la propagande d'Hitler dans les camps de concentration Le dernier discours de Benjamin Netanyahou à l’Assemblée générale des Nations unies restera comme un moment de ridicule, mais aussi comme le symbole d’un isolement politique et moral sans précédent pour Israël. Derrière les pancartes brandies, les gadgets de communication et les artifices de mise en scène, un constat s’impose : Netanyahou n’a plus rien à offrir, ni à son peuple, ni au monde, ni à la paix. Il s’accroche au pouvoir en rejouant sans fin la même pièce, mais l’auditoire est désormais clairsemé. La prestation du Premier ministre israélien à l'Assemblée générale des Nations Unies n'a fait que souligner l'isolement mondial dans lequel lui et son pays se trouvent. ...

Reconnaître l’État palestinien : l’impératif d’une justice, l’urgence d’une action

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Depuis la publication d’une tribune signée par plusieurs intellectuels et artistes exigeant des conditions à la reconnaissance d’un État palestinien, le débat est relancé. Mais ces exigences, souvent sélectives, occultent les réalités concrètes : la colonisation massive en Cisjordanie, le blocus à Gaza, les violations répétées des droits humains. Or, reconnaitre l’État de Palestine, aujourd’hui, n’est pas une concession, mais une exigence de justice et de droit international. Le contexte international : déjà largement acquise, mais encore conditionnée Selon les lâchers de sources diplomatiques et les médias internationaux, 146 à 150 pays sur les 193 États membres de l’ONU reconnaissent aujourd’hui l’État de Palestine .   Il s’agit d’un glissement diplomatique marqué : des États-occidentaux traditionnellement réticents, tels que le Royaume-Uni, le Canada et l’Australie, ont annoncé en septembre 2025 leur reconnaissance formelle.   Ces reconnaissances s’inscrivent dans la ...

Les scribouillards de la honte : complices en plume et en silence

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    Honte. Hypocrisie. Complicité. Voilà les seuls mots qui conviennent pour qualifier ceux qui, du haut de leur confort parisien, osent exiger du Président de la République qu’il refuse la reconnaissance de l’État palestinien au nom… des 49 otages israéliens encore détenus. 49 vies, brandies comme un étendard sacré, alors que plus d’1,5 million de Palestiniens sont promis à la famine, aux bombes, à la mort lente dans un camp de concentration nommé cyniquement “ville humanitaire”. Ils crient « otages ! » comme on sonne le tocsin dans un village qui n’est pas le leur. Ils brandissent 49 noms comme on agite un drapeau de vertu, puis retournent dans leurs salons chauffés pour commenter l’horreur à la lueur d’un cocktail. BHL, Enthoven, Attal, Gainsbourg, Torreton, Arthur et la bande des autographes — ces petits comptables de la conscience — signent, tapotent, se rassurent : leur indignation a l’éclat poli d’un bibelot. Ce ne sont pas des intellectuels : ce sont des marionnet...

France en déclin, Algérie en ascension : enjeux de souveraineté et géopolitique

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Alors que la France sombre dans ses rancunes et ses fractures internes, l’Algérie avance souveraine, forte de ses alliances stratégiques et de sa mémoire assumée. Deux trajectoires se croisent : celle d’une puissance en déclin et celle d’un pays en pleine ascension. La France à la dérive Les récentes législatives françaises ont confirmé ce que beaucoup pressentaient : la France bascule vers l’extrême droite. Ce n’est pas un simple accident électoral mais la conséquence d’années de dérives, de promesses trahies et d’élites déconnectées. Le pays, miné par ses fractures sociales et ses nostalgies coloniales, cherche des boucs émissaires plutôt que des solutions. « La France ressemble à un navire à la dérive, mené par des élites corrompues et incapables de réformer. » Héritages coloniaux et chaos institutionnel Ce courant, qu’on nomme « extrême droite » ou « droite nationale », s’ancre dans un passé jamais assumé : celui des conquêtes coloniales, des crimes et des violences passé...