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Affichage des articles associés au libellé Extrême droite

France/Encore un attentat désignant des coupables imaginaires :

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Jean G., un automobiliste de 35 ans résidant sur l’île charentaise, a volontairement foncé pendant 35 minutes sur les passants, hier. Deux de ses victimes sont en urgence absolue. Il a mis le feu à sa Honda Civic avant son interpellation, dans laquelle une bonbonne de gaz aurait été présente. Et il aurait évoqué en garde à vue sa conversion récente à l’islam . Cette triste affaire conforte l’idée que le cri de ralliement de tous les tarés, dépassées, dégénérés, décérébrés, haineux est : « Islam » Voilà qui a le mérite d’être clair, Oui, toujours sidéré de ceux qui se prétendent extrémiste, leur argumentation principale , c’est l’Islam  ! Ce qui s'est produit à Oléron est une tragédie. Rien ni personne ne doit en minimiser la gravité. Mais la manière dont certains médias et acteurs politiques se sont empressés de s'en emparer ne relève pas de l'information : elle relève de la propagande. Avant même que les faits ne soient établis, avant même que l'enquête n'éc...

L’accord franco-algérien de 1968, bouc émissaire d’une dérive de l’extrême droite

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L’Assemblée nationale a adopté, à une voix près, une proposition de résolution du Rassemblement national demandant la dénonciation de l’accord franco-algérien de 1968. Le RN s’en félicite, voyant dans ce vote une victoire idéologique ; mais au-delà de ce succès symbolique, c’est une autre réalité, bien plus préoccupante, qui se dessine : la banalisation des thèses de l’extrême droite et le brouillage des repères républicains dans le débat politique français. Un texte juridiquement vide   Rappelons-le : une résolution parlementaire ne lie pas le gouvernement. Elle exprime une opinion, rien de plus. En droit international, un traité bilatéral comme l’accord de 1968 ne peut être dénoncé qu’en cas de violation manifeste par l’une des parties. Or, les reproches adressés à l’Algérie – notamment son prétendu refus de reprendre ses ressortissants sous OQTF – ne reposent sur aucune clause du traité. L’accord de 1968 ne traite ni des expulsions, ni des obligations de quitter le terri...

En France humiliée par le tribalisme accentuée au mythe de la communauté élue.

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Sous couvert de défendre la République et la laïcité, certains discours d’extrême droite recyclent la peur de l’islam et des banlieues pour bâtir un récit de guerre culturelle. Mais la réalité du communautarisme français est bien plus complexe et ses angles morts, souvent révélateurs. Y-a-t-il besoin d’en dire plus ? En effet un grand tohu-bohu médiatique, pour cette hystérisation   qui v ingt ans après les émeutes de 2005, une certaine presse d’extrême droite ressort la même grille de lecture : la France serait “recolonisée” par ses anciens colonisés, transformée en mosaïque de “ tribus ”. Sous une apparence d’analyse, ce discours rejoue les vieilles obsessions : la peur du groupe, du clan, de l’étranger . “ Partout où l’État recule, le clan avance ”, écrit l’auteur de cette tribune anxiogène. Mais ce “ clan” n’est pas une catégorie sociologique — c’est une métaphore politique de l’ennemi intérieur. Ce langage transforme des tensions sociales en conflit civilisationnel p...

Immigration : quand la peur remplace la raison

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Sous couvert de lucidité, certains éditorialistes d’extrême droite transforment la question sociale en guerre identitaire. Derrière le discours sur le “servage moderne” et la “France défigurée”, se cache une manipulation idéologique : faire des travailleurs immigrés les boucs émissaires d’un système qu’ils subissent autant qu’ils le font tourner. Quand la “lucidité” devient une arme politique Le discours se présente comme courageux, réaliste, presque moral : il “ dit la vérité n ue” sur la France “ mondialisée” , où les immigrés seraient à la fois nécessaires et indésirables. Mais derrière cette posture de franchise, c’est une rhétorique de la peur qui s’impose. Les mots claquent — “ servage moderne ”, “ féodalité postmoderne ”, “ désordre migratoire ” — pour dresser le tableau d’une nation déchue. Ce vocabulaire dramatique vise à frapper les esprits, à fabriquer l’urgence et la colère, non à éclairer le débat. Eric Zemmour    suite au cambriolage du Louvre, le fondateur de ...

Le 7 octobre en outil de propagande au service du déni et de la justification du génocide

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  Sous couvert d’analyse géopolitique, un article issu de la presse d’extrême droite transforme la tragédie du 7 octobre en outil de propagande. En glorifiant Israël comme victime éternelle et en niant la souffrance palestinienne, ce texte illustre une dérive idéologique inquiétante : la sélectivité mémorielle au service du déni et de la justification de la violence. Quand la mémoire devient arme : le déni palestinien dans un discours d’extrême droite sur Israël Après les attaques terroristes du 7 octobre et les mois de guerre qui ont suivi à Gaza, la presse d’extrême droite multiplie les tribunes défendant Israël au nom d’une supposée “ survie civilisationnelle ”. L’une d’elles, récemment publiée, illustre parfaitement cette stratégie : sous des dehors analytiques, elle recycle un discours politique forgé sur la peur, la culpabilité et le refus de toute critique. Un récit faussement analytique, profondément idéologique L’article commence comme une réflexion sur la réactio...

L’extrême droite avec son obsession identitaire veut sauver la France

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  Sous couvert de lutte contre l’ islamisme , un discours se répand : celui d’une Europe assiégée , d’une France “à reconquérir”, d’un Occident “judéo-chrétien” en péril. Ce récit, porté par des essayistes identitaires, transforme la peur en doctrine politique. Et derrière la posture patriotique, se profile une idéologie de rejet . La peur comme projet politique Le texte lu pourrait sembler anodin : une énième tribune dénonçant les “ dérives islamistes ”, l’immigration incontrôlée, la faiblesse des élites. Mais à bien le lire, c’est une tout autre musique qui s’impose. Sous les références sécuritaires et les appels à la fermeté, ce discours déroule une rhétorique de la peur , saturée de termes anxiogènes : invasion , islamisation , disparition , guerre civile . Chaque phrase alimente un climat d’urgence. Chaque mot fabrique un ennemi. Cette mécanique est bien rodée. Elle ne vise pas à informer, mais à mobiliser les affects . En désignant une menace totale — “ l’islam politi...

La Liturgie de la peur : l’art de sionistiser la France

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Il y a dans certaines plumes de la presse d’ extrême droite un talent trouble : celui de travestir la peur en lucidité, le ressentiment en courage, et la nostalgie en vérité. Sous couvert de défendre la liberté de penser, ces textes fabriquent un autre enfermement : celui d’une France repliée sur ses blessures imaginaires, persuadée d’être trahie par ses élites et menacée par ses enfants. Leur rhétorique se veut dissidente, mais elle obéit à un catéchisme ancien : celui du déclin. Le ton se veut prophétique, les mots claquent comme des sentences — caste , clergé , pays réel , banlieues islamisées . Tout y est, comme dans un missel de la peur : le peuple sanctifié, les élites maudites, l’islam fantasmé, Israël transformé en miroir de la civilisation assiégée. Ce n’est pas un raisonnement : c’est un récit, une liturgie du désespoir. La vieille fable du “pays réel” Le texte s’ouvre sur un décor familier : d’un côté, le « pays réel », ce peuple laborieux et silencieux, dépositai...