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Affichage des articles associés au libellé Civils palestiniens

Après la libération des otages, la guerre continue : le mensonge d’une paix conditionnelle

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On avait promis que la guerre s’arrêterait une fois les otages israéliens libérés. Mais les bombardements se poursuivent, les civils meurent, et le langage de la paix a été remplacé par celui de la punition. Cette tribune dénonce la logique d’une guerre devenue autonome, sans justification ni frein moral, où la mort des innocents sert désormais d’argument politique On nous avait juré que la guerre s’arrêterait lorsque les otages reviendraient. C’était le refrain, répété sur toutes les chaînes, dans toutes les chancelleries, sur toutes les lèvres des partisans d’Israël : « Libérez les otages, et la paix reviendra. » Ce slogan, brandi comme une vérité morale, servait à justifier l’injustifiable : les bombardements de quartiers entiers, les enfants sortis sans vie des ruines, les hôpitaux frappés, les familles décimées. Mais aujourd’hui, les otages sont libres. Et les massacres, eux, ne se sont pas arrêtés. Le mensonge de la condition Ce qu’on appelle « conditions à la paix » n’...

Gaza : la presse occidentale pour une banalisation des crimes d’Israël

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  Dans un article récemment publié dans un canard de causette israélite, l’auteur prétend analyser la guerre en cours à Gaza et les choix du gouvernement israélien. En réalité, ce texte construit une justification de l’offensive militaire en recourant à deux procédés principaux : relativiser les souffrances des civils et discréditer par avance toute critique qui utiliserait les termes de « crimes de guerre » ou de « génocide ». L’article met en avant la responsabilité du Hamas, les dilemmes liés aux otages, les difficultés du combat urbain, et en conclut que dénoncer Israël serait une « perversion du langage » ou une obsession idéologique. Une telle rhétorique n’est pas nouvelle : elle consiste à présenter des faits gravissimes comme une nécessité militaire inévitable, tout en délégitimant ceux qui invoquent le droit international. Pourtant, face aux centaines de milliers de civils déplacés, aux infrastructures vitales détruites, aux blocus alimentaires et médicaux imposés, il es...

Mon sac est prêt, mais je refuse de quitter ma maison : (Le témoignage d’un journaliste de Gaza)

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  Face aux bombardements, un journaliste de Gaza raconte son choix de rester chez lui. Derrière les ruines, c’est l’histoire d’un peuple qu’on tente d’effacer. M on sac est prêt. Dedans, une cuillère, une assiette, une petite couverture et une feuille avec les numéros de téléphone de ma famille. Je pourrais partir — courir vers le sud comme des milliers d’autres — mais je refuse. Car partir, c’est perdre plus qu’un toit. C’est abandonner l’idée même d’avoir un chez-soi. Depuis la mi-août, Gaza subit une nouvelle offensive. Dans mon quartier, Al-Sabra, et à Zeitoun, les frappes aériennes et les tirs d’artillerie ont rasé des pâtés de maisons entiers. Les ordres d’évacuation s’enchaînent, au nom de la « sécurité », mais chacun sait qu’il n’existe plus d’endroit sûr. Chaque déplacement forcé ressemble à une dépossession programmée. L’ombre d’une nouvelle Nakba Ma grand-mère conservait la clé de sa maison perdue en 1948. Elle n’y est jamais retournée, mais cette clé représentait ...

Demandons pardon à la population de Gaza.

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  Alors que Gaza subit bombardements, famine et siège, les institutions internationales échouent à protéger les civils. Le silence et l’inaction des gouvernements occidentaux deviennent une complicité. Gaza, Demandons pardon, Génocide, ONU, Civils palestiniens, crimes de guerre, Silence Complice, occupation Pardon pour notre silence trop long, pour notre indifférence parfois complice, pour nos institutions incapables de protéger les plus vulnérables. Pardon d’avoir laissé se répéter, sous nos yeux, l’histoire tragique d’un peuple soumis à l’occupation, au siège, à la destruction méthodique de ses maisons, de ses écoles, de ses hôpitaux, de ses vies. Chaque jour, les images nous parviennent : immeubles effondrés, enfants blessés, familles décimées, hôpitaux bombardés. Et chaque jour, nous restons collectivement impuissants, prisonniers d’un système international qui se révèle incapable d’arrêter ce carnage. Il ne s’agit plus de politique étrangère ou de « conflits lointains » :...