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Affichage des articles du novembre, 2025

Le Makhzen du Maroc dans la réinvention et djihad cartographique des Frontières !

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 L’essentiel, c’est que ce soit celui qui parle qui a fait ce dont il parle. Le Maroc, ce qu’il a dit, ce qu’il a fait, ne doit pas être rendu tel quel stricto sensu . Ce n’est pas à moi de juger qu’est-ce qui mérite d’être retenu, transmis, et qu’est-ce qui ne le mérite pas. L’affaire de  Frontières n’est plus entre les mains de l’historien. Elle est entre les mains des Algériens. Avec son djihad cartographique le Maroc devra essayer de ne pas prendre de coups, au lieu de s'attarder sur d’anciennes cartes ou de documents "déclassifiés", qu’ils n’ont aucun poids déterminant sinon de conforter des opinions, mais les réalités sont de faits non des opinions même si elles peuvent être justes. Ce n’est pas l’Algérien qui fait le tableau, c’est le Marocain qui dresse son propre tableau. J’insiste là-dessus. L’histoire ne se fait pas par le politique placé en surplomb, au-dessus du réel, en essayant de le redéfinir et de le reconstruire. L’histoire s’écrit à partir de celui...

Rif : mémoire d’un peuple debout, face au silence du Makhzen

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  Il y a dans les montagnes du Rif une mémoire que nul pouvoir central n’a réussi à effacer. Une mémoire rebelle, forgée dans la résistance contre l’occupation, contre l’autoritarisme, et contre l’effacement politique. Une mémoire qui dit : dignité, justice, liberté . C’est cette mémoire qui a donné naissance, en 1923, à la République du Rif , sous la direction de l’émir Abdelkrim El Khattabi — première tentative moderne d’autodétermination dans le Maghreb . Elle fut écrasée par les puissances coloniales, avec la complicité du Makhzen . Mais elle n’a jamais cessé d’exister dans les consciences. Aujourd’hui, le Rif n’a pas oublié. Un peuple marginalisé dans son propre pays Depuis l’indépendance, la région du Rif est traitée non comme une composante du pays, mais comme un sujet à surveiller . Les investissements y sont faibles, l’accès aux infrastructures limité, le chômage massif, l’émigration presque une nécessité. Dans les villages de l’arrière-pays, l’école manque, l’...

Pour l’extrême droite: L’immigration, un bouc émissaire commode

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  Le débat sur l’immigration en France est aujourd’hui traversé par une forte charge émotionnelle. Certains médias et tribunes engagées, particulièrement proches de l’extrême droite , construisent un récit alarmiste où l’immigration serait à l’origine de l’ensemble des difficultés sociales, économiques ou culturelles du pays. Un exemple récent illustre ce glissement : un texte virulent dénonçant la politique étrangère française, les coopérations culturelles avec l’Afrique , et prêtant à l’immigration des intentions hostiles, voire destructrices. Mais ce type de discours ne cherche pas à éclairer : il vise à inquiéter, à diviser et à désigner des ennemis intérieurs. Un discours qui ne repose pas sur des faits mais sur des émotions Ce type de texte utilise plusieurs procédés rhétoriques bien identifiés : Généralisation abusive : quelques comportements d’individus sont étendus à des millions de personnes. Amalgame identitaire : immigration = islam = délinquance = menace civ...

Le Makhzen Marocain et ses interprétations médiatiques courtisanes

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À les entendre, dans l’espace médiatique du Makhzen , la question du Sahara occidental demeure l’un des sujets les plus chargés symboliquement, politiquement et historiquement. Elle cristallise passions, identités et représentations de souveraineté. Un dernier argument de propagande est désormais propagé avec force : Le Maroc constituerait par une autonomie verticale avec son Sahara marocain . L’autre argument de propagande répété  ad nause am  par les cajoleurs du Makhzen consiste à dire que le Sahara Occidental, tout bien pesé, n’existerait pas, né d’un mythe fondateur. Qu’il serait depuis toujours une terre Marocaine.  Mais au-delà des émotions, il existe une réalité juridique et diplomatique qui ne devrait ni être ignorée, ni instrumentalisée. Or, on observe aujourd’hui, dans une partie significative de la presse marocaine, une tendance à affirmer que les Nations unies auraient désormais adopté le plan d’autonomie proposé par le Maroc comme unique cadre d...

Le Makhzen Marocain s’offre l’article d’Elliott Abrams, ancien conseiller américain comme un verdict diplomatique :

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Un article d’ Elliott Abrams , ancien conseiller américain, relayé par plusieurs médias comme un constat objectif de la situation au Sahara occidental , défend en réalité une lecture biaisée et alignée sur les intérêts stratégiques des États-Unis. Il ne reflète ni la position du Conseil de sécurité, ni le droit international, encore moins la voix du peuple sahraoui . Tribune : On a pu lire, ces derniers jours, que le Maroc aurait remporté une « victoire décisive » au Conseil de sécurité de l’ONU concernant le Sahara occidental. À l’origine de cette affirmation, un article signé par Elliott Abrams, ancien conseiller spécial à la Maison Blanche, et publié par le Council on Foreign Relations (CFR). Présenté dans la presse marocaine comme un verdict diplomatique ou une analyse autorisée, ce texte n’est en réalité qu’une opinion personnelle . Et, surtout, une opinion portant un parti pris idéologique clair en faveur de la position marocaine. Il est essentiel de rappeler que le CFR est...

Voilà qu’un « Allah Akbar » en voiture folle retentissait sur l’île d’Oléron.

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L’attaque commise sur l’Île d’Oléron a immédiatement suscité un déferlement de déclarations politiques. Avant même que l’identité de l’auteur, ses motivations ou son état psychologique soient établis, le mot « attentat » circulait déjà partout. Certains responsables parlaient de « menace islamiste », d’autres dénonçaient « l’angélisme » de leurs adversaires. Une chose est sûre : la course à l’interprétation a devancé l’enquête. Ce réflexe n’est pas nouveau. Il témoigne d’un glissement structurel du débat public : l’émotion instantanée se substitue à la compréhension, et l’événement tragique devient outil de communication politique. Dans ce théâtre de l’immédiat, l’information n’est plus un processus mais un réflexe, et chaque drame devient le carburant d’une bataille culturelle préexistante. Pourtant, la réalité de ces actes violents est complexe. Elle concerne à la fois : la circulation de discours extrémistes afin de réduire ces situations au seul facteur religieux ou identitair...

Le polémiste Éric Zemmour dans son Art d’Injurier son Propre Miroir

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Zemmour ne combat pas l’immigration : il combat son reflet. Son obsession identitaire n’est pas un programme politique, mais une fuite permanente hors de lui-même. La France réelle, diverse et vivante, il la nie pour se réfugier dans une caricature historique où il espère se blanchir symboliquement de ses propres origines. C’est moins du patriotisme que de l’auto-dénégation en direct. Il y a des gens qui se cherchent. Zemmour, lui, s’est trouvé — et il n’a pas aimé ce qu’il a vu. Voilà pourquoi il passe son temps à se réinventer en gardien de la « vraie » France. Fils d’immigrés juifs berbères d’ Algérie , il est la preuve vivante de la capacité française à accueillir, éduquer, transmettre. Et pourtant, de toute évidence, il vit cette réalité comme une menace. Alors il bâti autour de lui une armure idéologique de chevalier de la « pureté nationale », persuadé que la France s’effondre dès que quelqu’un prononce un prénom qui n’était pas au calendrier en 1820. Ce n’est pas du patr...