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Affichage des articles associés au libellé jeunesse

Maroc : Le cri du Rif vers le Sahara Occidental

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Au Maroc, les cartes postales montrent un royaume stable, souriant, ouvert sur le monde. Mais derrière les plages d’ Essaouira et les remparts de Fès , une autre réalité persiste, plus dure, plus intime : celle de la Hogra , ce mot arabe qui résume le sentiment d’humiliation et d’injustice ressenti par des millions de citoyens. Ce terme n’est pas qu’une émotion populaire : il est devenu la clef de lecture d’un pays où l’inégalité et le mépris institutionnel ont remplacé le contrat social. Tout a explosé à Al Hoceima , en 2016, avec la mort tragique de Mouhcine Fikri , poissonnier broyé par une benne à ordures pour avoir voulu sauver sa marchandise confisquée. Ce drame absurde a bouleversé le pays, révélant la brutalité d’un système qui écrase les plus faibles au nom de l’ordre, sans jamais interroger les abus de pouvoir. Les autorités ont promis une enquête. Le peuple, lui, attend encore les résultats. Entre-temps, la colère s’est installée, portée par le souvenir d’autres humiliati...

Oran, ma ville… Splendeurs et décadences !

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  « La nostalgie revient quand le présent n’est pas à la hauteur du passé. » Ce texte est un cri du cœur, une lettre ouverte à ma ville, Oran . Une ville qui m’a vu grandir, rire, pleurer et rêver. Entre nostalgie et espoir, je partage ici mes souvenirs d’une époque où la vie avait le goût de la simplicité, et ma tristesse face à ce qu’elle est devenue. Mais au fond de moi, je garde la certitude qu’Oran retrouvera un jour sa lumière. Les années d’insouciance Oran… rien que de prononcer son nom, mon cœur se serre et mes souvenirs affluent. C’est ma ville, celle de ma jeunesse, de mes premières joies, de mes plus grandes peines aussi. Là où j’ai appris à vivre, à aimer, à rire aux éclats, à pleurer parfois. Oran, c’était plus qu’un lieu c’était une âme, un battement de vie. Dans le quartier où j’ai grandi, tout le monde se connaissait. Les voisins étaient comme une famille. On partageait le pain, les soucis et les moments de fête. On se sentait en sécurité, entouré de reg...

Maroc : le peuple n’est pas acteur, mais spectateur d’une marche royale

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Un article royaliste, voulait donner une leçon de loyauté, mais la vraie loyauté, c’est de dire la vérité, même quand elle dérange, publié récemment, s’en est pris violemment au mouvement GenZ 212 , accusant ses membres “ d’insulter la Nation ” pour avoir adressé une lettre ouverte au Roi Mohammed VI . Sous couvert de défendre le respect de la monarchie, ce texte révèle surtout une vérité plus sombre, au ton royaliste et moralisateur, s’est permis de cracher son mépris sur une jeunesse qui ose parler. Ce texte, dégoulinant de condescendance, s’indigne     qu’ils osent tout simplement exister politiquement au Maroc, la jeunesse n’a plus le droit de parler, ni même de rêver à un dialogue avec le pouvoir Eh bien, oui : la jeunesse marocaine parle , et elle a raison de le faire. Parce que se taire, c’est mourir à petit feu. Parce qu’au Maroc, des milliers de jeunes n’ont plus de voix, plus de travail, plus de place dans la décision publique. Et parce qu’on ne construit pas une...

La vie est là : témoignage d’un homme d’Oran

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  Un récit à la croisée du témoignage personnel et de la réflexion universelle. L’auteur, originaire d’Oran, retrace les années lumineuses de sa jeunesse, celles des années 60 et 70, empreintes de liberté et d’insouciance. Entre souvenirs, méditations sur la vie et constat inquiet du présent, il livre une confession sincère : ses joies, ses blessures, ses leçons apprises. C e texte interroge la place de la foi, la montée du matérialisme, l’hypocrisie sociale et les dérives d’un dogmatisme croissant. Mais au-delà des regrets, il porte un message fort : la vie est précieuse et doit être vécue pleinement, ici et maintenant. Les années 60 et 70, celles de ma jeunesse, étaient marquées par l’envie de croquer la vie à pleines dents, sans s’encombrer de dogmes oppressants ni de carcans rigides. Nous vivions au rythme de nos désirs, bercés par l’optimisme d’une époque où l’avenir semblait ouvert, multiple et non dicté par une seule et unique voie. L'authenticité est une pureté extrême ...