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Affichage des articles associés au libellé MINURSO

Sahara occidental : Le piège de Rabat reconnaître ce qu’il nie !

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Présentée comme une victoire pour le Maroc, la dernière résolution de l’ONU sur le Sahara occidental s’est en réalité transformée en un retour au droit international et au principe d’autodétermination . Derrière la rhétorique triomphaliste, Rabat se retrouve piégé par le cadre juridique qu’il croyait pouvoir manipuler, tandis que l’ Algérie et ses alliés replacent le dossier dans sa nature première : celle d’une décolonisation inachevée. Une victoire de façade, une défaite de fond Les médias proches du pouvoir marocain ont salué la résolution du Conseil de sécurité comme une confirmation implicite de la “marocanité” du Sahara. Mais une lecture attentive du texte montre tout le contraire. Sous la pression discrète mais efficace de l’Algérie et de ses alliés — Russie, Chine et pays du Mouvement des non-alignés —, le langage juridique du document a été profondément modifié : Le plan d’autonomie marocain n’est plus présenté comme “la seule solution réaliste”, mais comme “...

L’ambiguïté du Conseil de sécurité : entre autonomie et autodétermination, un flou qui bloque toute issue au Sahara occidental

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  La résolution 2797, adoptée par le Conseil de sécurité de l’ONU , s’inscrit dans la continuité d’une série de textes où l’ambiguïté devient une méthode. En exhortant les parties à reprendre les discussions « sérieuses et sans conditions préalables », tout en considérant la proposition marocaine d’autonomie comme « crédible et réaliste », le Conseil semble vouloir réconcilier deux approches fondamentalement opposées : l’autonomie sous souveraineté marocaine et l’ autodétermination du peuple sahraoui . Cette formulation n’est pas nouvelle. Depuis la résolution 1754 (2007), l’ONU a remplacé l’idée d’un référendum d’autodétermination — initialement au cœur du mandat de la MINURSO — par la recherche d’une « solution politique juste, durable et mutuellement acceptable ». Ce glissement sémantique a progressivement transformé la question du Sahara occidental : d’un droit à exercer, elle est devenue un objet de négociation. Un équilibre diplomatique qui entretient le statu quo Le...

Pourquoi une abstention de la Russie et de la Chine

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  L’abstention de la Russie et de la Chine lors du récent vote au Conseil de sécurité des Nations unies a suscité un profond sentiment d’amertume parmi ceux qui espéraient voir ces deux puissances s’opposer frontalement à une résolution jugée injuste envers le peuple sahraoui . Cette réaction est légitime. Elle traduit la déception d’une opinion attachée à l’idée que certaines nations — dites “alliées” — demeurent fidèles à leurs engagements moraux envers les peuples en lutte pour leur autodétermination . Mais la déception, aussi forte soit-elle, ne doit pas nous aveugler. Car la politique internationale n’est ni un espace de fraternité ni de fidélité affective. C’est le champ dur et froid des intérêts, où chaque État agit d’abord pour lui-même. Et si cette vérité peut paraître crue, elle n’en est pas moins nécessaire à intégrer pour bâtir une diplomatie algérienne pleinement souveraine. Accuser la Russie et la Chine d’avoir “abandonné” l’ Algérie ou le peuple sahraoui, c’...

Maroc/Sahara Occidental : habillage sémantique de l’occupation

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En érigeant le plan d’autonomie marocain en unique base de négociation, la résolution 2797 du Conseil de sécurité (31 octobre 2025) tourne la page du référendum d’autodétermination. Sous couvert de « réalisme », l’ONU a transformé un processus de décolonisation en une normalisation politique du statu quo. Une trahison juridique — et morale — envers le peuple sahraoui. Le 31 octobre 2025, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté la résolution 2797, présentée à Rabat comme un triomphe diplomatique. Pour la première fois, l’ Initiative marocaine d’autonomie de 2007 devient la « base » du processus politique sur le Sahara Occidental . Exit le référendum. Exit le principe de décolonisation. Le dossier du Sahara n’est plus traité comme une question de droit, mais comme une affaire de gestion administrative sous souveraineté marocaine. Ce que la presse officielle décrit comme une « normalisation juridique » est en réalité une domestication du droit international . Le vocabulaire onusien se v...

Le Maroc/ Sahara : Le triomphe de la forfaiture

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  Le Maroc d'aujourd'hui Alors que Rabat célébrait bruyamment le renouvellement du mandat de la MINURSO , la résolution du Conseil de sécurité réaffirme le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. Derrière la communication triomphante du régime marocain, une réalité s’impose : le statu quo demeure, et la décolonisation du Sahara Occidental reste inachevée. La diplomatie est souvent l’art de transformer un échec en victoire narrative. Ce vendredi, à New York, le Maroc a célébré à grand renfort de drapeaux et de communiqués une prétendue « victoire » au Conseil de sécurité. Pourtant, le texte adopté ne modifie en rien la réalité du terrain : le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination reste au cœur du mandat onusien , et la mission de la MINURSO demeure inchangée. Une victoire du récit, pas du droit Depuis des semaines, les relais diplomatiques marocains annonçaient une percée historique : la reconnaissance du plan d’autonomie comme seule base crédible de règ...

Makhzen/Sahara occidental : le triomphalisme médiatique avant vote

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  À la veille du vote du Conseil de sécurité sur le Sahara occidental , toute   la presse marocaine annonce déjà une “ victoire historique ” du plan d’autonomie. Mais derrière le récit triomphal, le droit international, lui, reste inchangé. Ce que dit réellement le droit international Depuis l’avis consultatif rendu le 16 octobre 1975 par la Cour internationale de Justice (CIJ) , la position du droit international est claire : “ Il n’existe aucun lien juridique de souveraineté entre le Royaume du Maroc et le territoire du Sahara occidental .” [1] Autrement dit, le Sahara occidental reste un territoire non autonome soumis au processus de décolonisation des Nations unies . La CIJ a rappelé que seul le peuple sahraoui a le droit de décider de son avenir — par un processus d’ autodétermination librement exprimé. Le vote attendu au Conseil de sécurité ne modifie pas ce cadre : ni une résolution de prorogation de la MINURSO , ni une formulation “favorable à l’autonomi...