La hiérarchie médiatique et politique de la compassion dans la guerre contre Gaza
Toutes les victimes se valent : Dans les rédactions françaises , la compassion s’est calibrée comme un JT : un visage, une larme, un nom. Mais les guerres ne sont pas des scénarios, et les morts n’ont pas de camp. L’humanité n’est pas divisible, même quand la politique la segmente. On finit par s’y habituer. À chaque flambée de violence au Proche-Orient , les médias français rejouent la même partition : émotion à géométrie variable, compassion sélective, indignation asymétrique. Le texte récemment paru dans la presse, avec sa verve acide et son ironie grinçante, met le doigt sur cette blessure morale : la vie d’un Israélien semble parfois peser plus lourd que celle d’un Palestinien . Derrière l’exagération, il y a un malaise réel, un déséquilibre du regard. Il ne s’agit pas de nier la souffrance des uns ou des autres, mais de rétablir l’égalité du deuil . Quand on célèbre la libération de quelques otages israéliens en oubliant les milliers de prisonniers palestiniens ...