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Affichage des articles associés au libellé droit international

Sahara occidental : Le piège de Rabat reconnaître ce qu’il nie !

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Présentée comme une victoire pour le Maroc, la dernière résolution de l’ONU sur le Sahara occidental s’est en réalité transformée en un retour au droit international et au principe d’autodétermination . Derrière la rhétorique triomphaliste, Rabat se retrouve piégé par le cadre juridique qu’il croyait pouvoir manipuler, tandis que l’ Algérie et ses alliés replacent le dossier dans sa nature première : celle d’une décolonisation inachevée. Une victoire de façade, une défaite de fond Les médias proches du pouvoir marocain ont salué la résolution du Conseil de sécurité comme une confirmation implicite de la “marocanité” du Sahara. Mais une lecture attentive du texte montre tout le contraire. Sous la pression discrète mais efficace de l’Algérie et de ses alliés — Russie, Chine et pays du Mouvement des non-alignés —, le langage juridique du document a été profondément modifié : Le plan d’autonomie marocain n’est plus présenté comme “la seule solution réaliste”, mais comme “...

Le Conseil de sécurité n’a pas voté pour le Maroc, il a voté pour l’ambiguïté

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                               La résolution 2797 du Conseil de sécurité n’a pas reconnu la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental , contrairement au discours triomphaliste relayé par certains médias marocains . Derrière les slogans de victoire se cache une réalité plus nuancée : l’ambiguïté diplomatique de l’ONU et la persistance du droit à l’autodétermination du peuple sahraoui Le Maroc jubile, la presse exulte, et le lexique triomphal se déploie : “fin de partie pour l’Algérie ”, “moment historique”, “victoire éclatante à l’ONU”. Depuis l’adoption, le 31 octobre 2025, de la résolution 2797 du Conseil de sécurité, certains médias marocains célèbrent ce texte comme l’acte final du dossier du Sahara occidental, comme si ONU venait de sceller, par un simple vote, la souveraineté du Maroc sur le territoire. Mais à force de vouloir transformer une résolution diplomatique en bulletin de victoire, o...

Le Maroc/ Sahara : Le triomphe de la forfaiture

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  Le Maroc d'aujourd'hui Alors que Rabat célébrait bruyamment le renouvellement du mandat de la MINURSO , la résolution du Conseil de sécurité réaffirme le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. Derrière la communication triomphante du régime marocain, une réalité s’impose : le statu quo demeure, et la décolonisation du Sahara Occidental reste inachevée. La diplomatie est souvent l’art de transformer un échec en victoire narrative. Ce vendredi, à New York, le Maroc a célébré à grand renfort de drapeaux et de communiqués une prétendue « victoire » au Conseil de sécurité. Pourtant, le texte adopté ne modifie en rien la réalité du terrain : le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination reste au cœur du mandat onusien , et la mission de la MINURSO demeure inchangée. Une victoire du récit, pas du droit Depuis des semaines, les relais diplomatiques marocains annonçaient une percée historique : la reconnaissance du plan d’autonomie comme seule base crédible de règ...

Makhzen/Sahara occidental : le triomphalisme médiatique avant vote

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  À la veille du vote du Conseil de sécurité sur le Sahara occidental , toute   la presse marocaine annonce déjà une “ victoire historique ” du plan d’autonomie. Mais derrière le récit triomphal, le droit international, lui, reste inchangé. Ce que dit réellement le droit international Depuis l’avis consultatif rendu le 16 octobre 1975 par la Cour internationale de Justice (CIJ) , la position du droit international est claire : “ Il n’existe aucun lien juridique de souveraineté entre le Royaume du Maroc et le territoire du Sahara occidental .” [1] Autrement dit, le Sahara occidental reste un territoire non autonome soumis au processus de décolonisation des Nations unies . La CIJ a rappelé que seul le peuple sahraoui a le droit de décider de son avenir — par un processus d’ autodétermination librement exprimé. Le vote attendu au Conseil de sécurité ne modifie pas ce cadre : ni une résolution de prorogation de la MINURSO , ni une formulation “favorable à l’autonomi...

Dénoncer l’accord franco-algérien de 1968 : le droit bafoué au service d’une politique de l’hypocrisie

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  Pour dénoncer la volonté politique de rompre unilatéralement l’accord franco-algérien de 1968, une mesure contraire au droit international et inefficace sur le plan migratoire. Elle met en lumière une instrumentalisation politique de la question migratoire et appelle à un dialogue renouvelé, respectueux de la mémoire et du droit. Une dénonciation… qui aurait l’effet inverse Ironie de l’histoire : si l’accord de 1968 venait à être dénoncé, les facilités de circulation prévues par les accords d’Évian de 1962 pourraient ressurgir. Autrement dit, supprimer l’accord reviendrait à rétablir la liberté de circulation que ce texte avait précisément pour but d’encadrer. Ce serait donc le comble de l’inefficacité : un geste présenté comme “ferme” qui, en réalité, ouvrirait davantage les frontières qu’il ne les fermerait. A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »    h...

L’accord franco-algérien de 1968, bouc émissaire d’une dérive de l’extrême droite

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L’Assemblée nationale a adopté, à une voix près, une proposition de résolution du Rassemblement national demandant la dénonciation de l’accord franco-algérien de 1968. Le RN s’en félicite, voyant dans ce vote une victoire idéologique ; mais au-delà de ce succès symbolique, c’est une autre réalité, bien plus préoccupante, qui se dessine : la banalisation des thèses de l’extrême droite et le brouillage des repères républicains dans le débat politique français. Un texte juridiquement vide   Rappelons-le : une résolution parlementaire ne lie pas le gouvernement. Elle exprime une opinion, rien de plus. En droit international, un traité bilatéral comme l’accord de 1968 ne peut être dénoncé qu’en cas de violation manifeste par l’une des parties. Or, les reproches adressés à l’Algérie – notamment son prétendu refus de reprendre ses ressortissants sous OQTF – ne reposent sur aucune clause du traité. L’accord de 1968 ne traite ni des expulsions, ni des obligations de quitter le terri...

Chienlit, arrogance et propagande : la presse du Makhzen pète les plombs !

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Sous couvert d’analyse géopolitique, un article marocain relayant les propos de Massad Boulos , proche de Donald Trump, tente de transformer la question du Sahara en chantage politique : “accepter la paix marocaine ou risquer une implosion à la soudanaise.” Une provocation flagrante à laquelle l’Algérie répond par la dignité, la fermeté et la légitimité du droit international. Algérie, dignité et souveraineté face à la diplomatie de la peur Il n’est pas rare que la diplomatie marocaine s’abrite derrière une communication habile pour transformer la provocation en “message de paix”. Mais lorsque cette stratégie se double d’un discours de menace — évoquant une “ Algérie à la soudanaise ” —, elle franchit une ligne rouge : celle de la décence et de la vérité. L’article en question, diffusé dans la presse marocaine, ne cherche pas à informer. Il cherche à imposer un récit unique : celui d’une Algérie coupable de son attachement au droit international, sommée d’accepter “ la paix so...