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Affichage des articles associés au libellé autodétermination

Rif : mémoire d’un peuple debout, face au silence du Makhzen

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  Il y a dans les montagnes du Rif une mémoire que nul pouvoir central n’a réussi à effacer. Une mémoire rebelle, forgée dans la résistance contre l’occupation, contre l’autoritarisme, et contre l’effacement politique. Une mémoire qui dit : dignité, justice, liberté . C’est cette mémoire qui a donné naissance, en 1923, à la République du Rif , sous la direction de l’émir Abdelkrim El Khattabi — première tentative moderne d’autodétermination dans le Maghreb . Elle fut écrasée par les puissances coloniales, avec la complicité du Makhzen . Mais elle n’a jamais cessé d’exister dans les consciences. Aujourd’hui, le Rif n’a pas oublié. Un peuple marginalisé dans son propre pays Depuis l’indépendance, la région du Rif est traitée non comme une composante du pays, mais comme un sujet à surveiller . Les investissements y sont faibles, l’accès aux infrastructures limité, le chômage massif, l’émigration presque une nécessité. Dans les villages de l’arrière-pays, l’école manque, l’...

Le Makhzen Marocain et ses interprétations médiatiques courtisanes

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À les entendre, dans l’espace médiatique du Makhzen , la question du Sahara occidental demeure l’un des sujets les plus chargés symboliquement, politiquement et historiquement. Elle cristallise passions, identités et représentations de souveraineté. Un dernier argument de propagande est désormais propagé avec force : Le Maroc constituerait par une autonomie verticale avec son Sahara marocain . L’autre argument de propagande répété  ad nause am  par les cajoleurs du Makhzen consiste à dire que le Sahara Occidental, tout bien pesé, n’existerait pas, né d’un mythe fondateur. Qu’il serait depuis toujours une terre Marocaine.  Mais au-delà des émotions, il existe une réalité juridique et diplomatique qui ne devrait ni être ignorée, ni instrumentalisée. Or, on observe aujourd’hui, dans une partie significative de la presse marocaine, une tendance à affirmer que les Nations unies auraient désormais adopté le plan d’autonomie proposé par le Maroc comme unique cadre d...

Sahara occidental : Le piège de Rabat reconnaître ce qu’il nie !

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Présentée comme une victoire pour le Maroc, la dernière résolution de l’ONU sur le Sahara occidental s’est en réalité transformée en un retour au droit international et au principe d’autodétermination . Derrière la rhétorique triomphaliste, Rabat se retrouve piégé par le cadre juridique qu’il croyait pouvoir manipuler, tandis que l’ Algérie et ses alliés replacent le dossier dans sa nature première : celle d’une décolonisation inachevée. Une victoire de façade, une défaite de fond Les médias proches du pouvoir marocain ont salué la résolution du Conseil de sécurité comme une confirmation implicite de la “marocanité” du Sahara. Mais une lecture attentive du texte montre tout le contraire. Sous la pression discrète mais efficace de l’Algérie et de ses alliés — Russie, Chine et pays du Mouvement des non-alignés —, le langage juridique du document a été profondément modifié : Le plan d’autonomie marocain n’est plus présenté comme “la seule solution réaliste”, mais comme “...

L’ambiguïté du Conseil de sécurité : entre autonomie et autodétermination, un flou qui bloque toute issue au Sahara occidental

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  La résolution 2797, adoptée par le Conseil de sécurité de l’ONU , s’inscrit dans la continuité d’une série de textes où l’ambiguïté devient une méthode. En exhortant les parties à reprendre les discussions « sérieuses et sans conditions préalables », tout en considérant la proposition marocaine d’autonomie comme « crédible et réaliste », le Conseil semble vouloir réconcilier deux approches fondamentalement opposées : l’autonomie sous souveraineté marocaine et l’ autodétermination du peuple sahraoui . Cette formulation n’est pas nouvelle. Depuis la résolution 1754 (2007), l’ONU a remplacé l’idée d’un référendum d’autodétermination — initialement au cœur du mandat de la MINURSO — par la recherche d’une « solution politique juste, durable et mutuellement acceptable ». Ce glissement sémantique a progressivement transformé la question du Sahara occidental : d’un droit à exercer, elle est devenue un objet de négociation. Un équilibre diplomatique qui entretient le statu quo Le...

Pourquoi une abstention de la Russie et de la Chine

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  L’abstention de la Russie et de la Chine lors du récent vote au Conseil de sécurité des Nations unies a suscité un profond sentiment d’amertume parmi ceux qui espéraient voir ces deux puissances s’opposer frontalement à une résolution jugée injuste envers le peuple sahraoui . Cette réaction est légitime. Elle traduit la déception d’une opinion attachée à l’idée que certaines nations — dites “alliées” — demeurent fidèles à leurs engagements moraux envers les peuples en lutte pour leur autodétermination . Mais la déception, aussi forte soit-elle, ne doit pas nous aveugler. Car la politique internationale n’est ni un espace de fraternité ni de fidélité affective. C’est le champ dur et froid des intérêts, où chaque État agit d’abord pour lui-même. Et si cette vérité peut paraître crue, elle n’en est pas moins nécessaire à intégrer pour bâtir une diplomatie algérienne pleinement souveraine. Accuser la Russie et la Chine d’avoir “abandonné” l’ Algérie ou le peuple sahraoui, c’...

Le Conseil de sécurité n’a pas voté pour le Maroc, il a voté pour l’ambiguïté

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                               La résolution 2797 du Conseil de sécurité n’a pas reconnu la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental , contrairement au discours triomphaliste relayé par certains médias marocains . Derrière les slogans de victoire se cache une réalité plus nuancée : l’ambiguïté diplomatique de l’ONU et la persistance du droit à l’autodétermination du peuple sahraoui Le Maroc jubile, la presse exulte, et le lexique triomphal se déploie : “fin de partie pour l’Algérie ”, “moment historique”, “victoire éclatante à l’ONU”. Depuis l’adoption, le 31 octobre 2025, de la résolution 2797 du Conseil de sécurité, certains médias marocains célèbrent ce texte comme l’acte final du dossier du Sahara occidental, comme si ONU venait de sceller, par un simple vote, la souveraineté du Maroc sur le territoire. Mais à force de vouloir transformer une résolution diplomatique en bulletin de victoire, o...