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Le triomphisme de l’extrême droite : une “victoire” vide et une manœuvre sournoise

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Le Rassemblement national se félicite d’une prétendue victoire parlementaire : l’adoption symbolique d’une résolution visant à dénoncer les accords migratoires de 1968 entre la France et l’Algérie . En réalité, cette opération n’a rien d’une avancée politique ; elle n’est qu’une démonstration de communication, une mise en scène du pouvoir destinée à faire oublier son impuissance réelle. Le texte triomphaliste publié dans la presse d’extrême droite n’en fait pas mystère : peu importe la portée juridique — inexistante — de la résolution, l’essentiel est de faire croire que Marine Le Pen et son camp “ agissent” , là où le reste de la classe politique serait paralysé. C’est là toute la mécanique populiste : transformer un non-événement institutionnel en victoire symbolique, pour nourrir le récit du “peuple trahi par les élites”. Une victoire sans effet, une illusion de souveraineté Les accords franco-algériens de 1968 ont déjà été révisés plusieurs fois (1985, 1994, 2001). Les déno...

L’accord franco-algérien de 1968, bouc émissaire d’une dérive de l’extrême droite

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L’Assemblée nationale a adopté, à une voix près, une proposition de résolution du Rassemblement national demandant la dénonciation de l’accord franco-algérien de 1968. Le RN s’en félicite, voyant dans ce vote une victoire idéologique ; mais au-delà de ce succès symbolique, c’est une autre réalité, bien plus préoccupante, qui se dessine : la banalisation des thèses de l’extrême droite et le brouillage des repères républicains dans le débat politique français. Un texte juridiquement vide   Rappelons-le : une résolution parlementaire ne lie pas le gouvernement. Elle exprime une opinion, rien de plus. En droit international, un traité bilatéral comme l’accord de 1968 ne peut être dénoncé qu’en cas de violation manifeste par l’une des parties. Or, les reproches adressés à l’Algérie – notamment son prétendu refus de reprendre ses ressortissants sous OQTF – ne reposent sur aucune clause du traité. L’accord de 1968 ne traite ni des expulsions, ni des obligations de quitter le terri...

L’extrême droite avec son obsession identitaire veut sauver la France

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  Sous couvert de lutte contre l’ islamisme , un discours se répand : celui d’une Europe assiégée , d’une France “à reconquérir”, d’un Occident “judéo-chrétien” en péril. Ce récit, porté par des essayistes identitaires, transforme la peur en doctrine politique. Et derrière la posture patriotique, se profile une idéologie de rejet . La peur comme projet politique Le texte lu pourrait sembler anodin : une énième tribune dénonçant les “ dérives islamistes ”, l’immigration incontrôlée, la faiblesse des élites. Mais à bien le lire, c’est une tout autre musique qui s’impose. Sous les références sécuritaires et les appels à la fermeté, ce discours déroule une rhétorique de la peur , saturée de termes anxiogènes : invasion , islamisation , disparition , guerre civile . Chaque phrase alimente un climat d’urgence. Chaque mot fabrique un ennemi. Cette mécanique est bien rodée. Elle ne vise pas à informer, mais à mobiliser les affects . En désignant une menace totale — “ l’islam politi...