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Affichage des articles associés au libellé décolonisation

La France démocrate interdit les langues régionales

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La République française aime dénoncer le colonialisme , à condition qu’il soit ancien, abstrait ou pratiqué par d’autres. Elle condamne volontiers les dominations linguistiques ailleurs, se pose en protectrice des minorités culturelles à l’international, s’érige en donneuse de leçons morale. Mais cette posture s’effondre dès que l’on interroge sa propre histoire et ses pratiques présentes. Car la France n’a jamais cessé d’être une puissance coloniale, elle a simplement déplacé le front, à l’intérieur de ses frontières. Le non-respect du bilinguisme en France se manifeste par des discriminations linguistiques ( glottophobie ) envers ceux qui parlent d'autres langues, des débats sur l'usage de l'anglais dans le marketing ( anglisme ), et des restrictions sur les langues régionales malgré la reconnaissance constitutionnelle du français comme langue de la République, souvent perçue comme une entrave à la diversité linguistique. Cela inclut aussi les défis rencontrés par les ...

Les enfumades d’Algérie, un crime colonial systémique

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Parmi les épisodes les plus effacés de l’histoire coloniale française, les enfumades occupent une place sombre et révélatrice. Elles ne relèvent ni de bavures, ni d’excès isolés, mais d’une méthode militaire réfléchie , assumée, revendiquée et enseignée comme stratégie de conquête. Leur but était clair : anéantir les populations civiles algériennes , briser leur capacité de résistance, en faisant de la terreur une arme politique. Les deux enfumades de Sebih, perpétrées à Debboussa, une région située entre les communes de Sobha et Ain Mrane (Nord-ouest de Chlef), figurent parmi les plus grands massacres et crimes contre l'humanité  Une guerre coloniale fondée sur l’extermination : Lorsque la France envahit l’Algérie en 1830, elle ne se contente pas d’une conquête militaire. La colonisation implique la dépossession des terres, la mise au pas des structures politiques traditionnelles, l’imposition d’un ordre racial et économique. Face à la résistance populaire menée par l’Ém...

Un texte servile déguisé en analyse géopolitique

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Sous des apparences d’article d’analyse, le texte intitulé « La diplomatie d’orfèvre du Maroc » se révèle être une véritable opération de communication politique en faveur du régime marocain. , écrit dans un registre laudatif , presque hagiographique, à l’égard du Maroc, bien sûr on trouve comme d’habitude du mauvais et du plus mauvais, encore une coulée compassionnelle et fausse, totalement hypocrite du haut vers le bas.   Pour parvenir à faire passer ce mensonge, il faut taper sur un bouc émissaire, peu importe lequel. Ici, c'est l’Algérie qui a le rôle. Mais    le ridicule se trouve dans « La " diplomatie d'orfèvre " du Maroc» ? Le choix des mots, la structure du récit et la sélection des sources trahissent une intention claire : transformer un simple vote du Conseil de sécurité en une victoire historique du Maroc, tout en jetant le discrédit sur l’Algérie et le Front Polisario. Ce texte n’analyse pas la diplomatie : il la célèbre. Il ne rend pas compte d’un é...

Maroc/Sahara Occidental : habillage sémantique de l’occupation

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En érigeant le plan d’autonomie marocain en unique base de négociation, la résolution 2797 du Conseil de sécurité (31 octobre 2025) tourne la page du référendum d’autodétermination. Sous couvert de « réalisme », l’ONU a transformé un processus de décolonisation en une normalisation politique du statu quo. Une trahison juridique — et morale — envers le peuple sahraoui. Le 31 octobre 2025, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté la résolution 2797, présentée à Rabat comme un triomphe diplomatique. Pour la première fois, l’ Initiative marocaine d’autonomie de 2007 devient la « base » du processus politique sur le Sahara Occidental . Exit le référendum. Exit le principe de décolonisation. Le dossier du Sahara n’est plus traité comme une question de droit, mais comme une affaire de gestion administrative sous souveraineté marocaine. Ce que la presse officielle décrit comme une « normalisation juridique » est en réalité une domestication du droit international . Le vocabulaire onusien se v...

Le Maroc/ Sahara : Le triomphe de la forfaiture

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  Le Maroc d'aujourd'hui Alors que Rabat célébrait bruyamment le renouvellement du mandat de la MINURSO , la résolution du Conseil de sécurité réaffirme le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. Derrière la communication triomphante du régime marocain, une réalité s’impose : le statu quo demeure, et la décolonisation du Sahara Occidental reste inachevée. La diplomatie est souvent l’art de transformer un échec en victoire narrative. Ce vendredi, à New York, le Maroc a célébré à grand renfort de drapeaux et de communiqués une prétendue « victoire » au Conseil de sécurité. Pourtant, le texte adopté ne modifie en rien la réalité du terrain : le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination reste au cœur du mandat onusien , et la mission de la MINURSO demeure inchangée. Une victoire du récit, pas du droit Depuis des semaines, les relais diplomatiques marocains annonçaient une percée historique : la reconnaissance du plan d’autonomie comme seule base crédible de règ...