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«Nous, Gazaouis, craignons ce que l’année 2026 nous réserve»

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  Nous avons subi tellement d’horreurs cette année que nous avons peur d’imaginer l’avenir. Une autre année s’est écoulée, et la vie à Gaza est toujours prise au piège entre la machine à tuer israélienne et l’indifférence croissante du monde. C’est une année de plus qui s’ajoute à notre calendrier unique de pertes, de destruction et de mort. En mars, j’ai écrit que je craignais qu’ Israël n’aille encore plus loin dans sa campagne génocidaire. Et c’est ce qui s’est passé. Israël a dépassé mes pires attentes, atteignant un niveau de cruauté inimaginable. Cette cruauté a marqué toute l’année pour nous à Gaza. Comme je vois beaucoup de gens publier des résumés de leurs moments préférés de 2025, j’ai pensé partager ma propre version. Voici à quoi a ressemblé cette année pour moi. Elle a commencé par un cessez-le-feu de 45 jours ; ce bref répit n’a même pas suffi pour nous permettre de digérer mentalement les 15 mois de tueries et de destructions incessant...

Le génocide de Gaza : un crime qu’on refuse de nommer

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  Il y a des vérités qui ne devraient souffrir aucune hésitation. Le génocide est l’une d’elles. À Gaza, ce mot n’est pas un abus de langage, ni une « opinion extrême » à débattre dans les studios feutrés des chaînes d’info. C’est un fait documenté, confirmé, répété par les institutions internationales, les juristes spécialisés, les ONG de terrain, et même des organisations israéliennes. Et pourtant, dans un monde saturé d’images, de rapports, de témoignages, on continue à faire semblant qu’il existerait un doute. On continue à présenter ce crime absolu comme une hypothèse contestée, une simple vision parmi d’autres. Ce mensonge méthodique, entretenu par les gouvernements complices et amplifié par une partie des médias, constitue déjà une forme de participation au génocide : la participation par le silence, par le relativisme, par la dilution de l’évidence. Ce qui se passe à Gaza n’est pas un « sujet à débat », encore moins une « divergence de points de vue ». C’est un génocid...