Les nouveaux croisés de l’identité française : la haine comme miroir d’eux-mêmes
Ils s’appellent Zemmour , Knafo , Messiha , Bardella , Ciotti , Jacobelli . Ils brandissent le drapeau tricolore comme un talisman et promettent de sauver la France de « l’invasion migratoire ». Mais derrière leurs discours sur « l’identité », se cache un paradoxe plus troublant : ce ne sont pas les étrangers qu’ils combattent, mais l’écho d’une étrangeté qu’ils portent eux-mêmes. Leur croisade contre l’immigration n’est pas un acte d’amour pour la France c’est un rejet d’eux-mêmes, une guerre intérieure qu’ils projettent sur les autres. Ils portent des noms que la vieille France aurait jugés « venus d’ailleurs » : Zemmour, Knafo, Messiha, Bardella… Et pourtant, ce sont eux qui se font les plus fervents accusateurs de l’immigration, les plus bruyants défenseurs d’une identité française figée, uniforme, imaginaire. Cette contradiction n’est pas anodine. Elle dit tout d’une blessure intime : celle de ceux qui ont cru devoir renier leur part d’origine pour être « acc...