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Affichage des articles associés au libellé Monarchie

Maroc : le Royaume-spectacle se raconte et un peu trop mal.

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  Le 31 octobre 2025, l’ONU aurait, selon la communication officielle, « consacré la vision marocaine » dans le dossier du Sahara. Une victoire diplomatique, nous dit-on, une leçon de leadership. Mais derrière l’enthousiasme, se cache une réalité plus inquiétante : le Maroc se raconte comme une légende et se regarde dans un miroir sans taches. La grandeur proclamée devient un écran, et le patriotisme, un instrument de docilité. On nous dit que le Maroc est une école de leadership. Soit. Mais quelle école célèbre la parole unique, la pensée alignée, la victoire sans débat ? On nous parle de vision, de destin, de momentum ; on oublie la sueur des invisibles, la colère des exclus, le silence imposé à ceux qui osent questionner la « cause sacrée ». Ce n’est pas une école de leadership, c’est une cathédrale de courtisans. Le Maroc mérite mieux que la mise en scène de sa propre gloire : il mérite la vérité, la justice, et la liberté d’écrire son avenir autrement qu’en hymne au tr...

Maroc : Le cri du Rif vers le Sahara Occidental

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Au Maroc, les cartes postales montrent un royaume stable, souriant, ouvert sur le monde. Mais derrière les plages d’ Essaouira et les remparts de Fès , une autre réalité persiste, plus dure, plus intime : celle de la Hogra , ce mot arabe qui résume le sentiment d’humiliation et d’injustice ressenti par des millions de citoyens. Ce terme n’est pas qu’une émotion populaire : il est devenu la clef de lecture d’un pays où l’inégalité et le mépris institutionnel ont remplacé le contrat social. Tout a explosé à Al Hoceima , en 2016, avec la mort tragique de Mouhcine Fikri , poissonnier broyé par une benne à ordures pour avoir voulu sauver sa marchandise confisquée. Ce drame absurde a bouleversé le pays, révélant la brutalité d’un système qui écrase les plus faibles au nom de l’ordre, sans jamais interroger les abus de pouvoir. Les autorités ont promis une enquête. Le peuple, lui, attend encore les résultats. Entre-temps, la colère s’est installée, portée par le souvenir d’autres humiliati...

Le Maroc n’a pas besoin d’un roi sauveur, mais d’un peuple souverain

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  On voudrait nous faire croire que les malheurs du Maroc sont inscrits dans nos veines, que nous serions, par nature, corrompus, violents, incapables de solidarité. Qu’il n’y aurait « rien à faire », sinon attendre un « pouvoir fort », une main de fer qui dompte les masses. Voilà le discours, déguisé de fausse compassion, que nous servent les plumitifs royalistes et leurs relais intellectuels : le peuple est fautif, la monarchie serait notre ultime recours. Quelle imposture ! Quelle insulte ! La corruption, le népotisme, l’injustice sociale ne tombent pas du ciel ni de quelque prétendue « incapacité morale » des Marocains. Elles sont organisées, entretenues, imposées par un système monarchique prédateur. Un système qui confisque les richesses, qui distribue privilèges et marchés à ses proches, qui se drape dans une légitimité divine pour ne jamais rendre de comptes. Un pays saigné par sa propre dynastie Qui peut croire que si des femmes meurent en couches à Agadir, c’est ...