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Affichage des articles associés au libellé Mémoire coloniale

Le mythe du “privilège algérien”: Fatigués de votre culpabilité ? Nous, fatigués de votre arrogance.

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    Une modeste réponse Algérienne à la France qui refuse de se regarder en face. À force de refuser d’assumer son histoire coloniale , une partie de la France en vient à accuser l’Algérie d’être responsable de sa mauvaise conscience. Sous couvert d’ universalisme , certains intellectuels ressuscitent la vieille arrogance coloniale : celle du maître lassé de sa propre culpabilité. Cette tribune répond, point par point, à ce discours du renversement et du mépris. On croyait que les temps avaient changé. Mais non : dans certains cercles parisiens, le colonisateur fatigué continue de se présenter comme une victime. Certaines presses formulent que   le messianisme universaliste se retourne contre la France” pour nous dépeindre une France prisonnière d’une culpabilité coloniale et l’Algérien comme un bénéficiaire ingrat d’avantages immérités. Ainsi donc, la colonisation deviendrait un fardeau moral pour le colonisateur ? Quelle plaisanterie cruelle. Car ce discours n’est ...

Maroc : Une haine étendue contre les Algériens

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  Il est des textes qui, tout en exprimant une colère légitime, révèlent la profondeur d’un malentendu. Celui intitulé « Pourquoi cette haine maladive contre le Maroc ? » en fait partie. Écrit dans un ton passionné, il dit la douleur d’une partie de la société marocaine face à ce qui est perçu comme une hostilité persistante de l’ Algérie . Mais au-delà de cette émotion, il illustre aussi combien nos peuples sont prisonniers d’un récit qui, depuis soixante ans, oppose artificiellement deux nations sœurs. Avant de lancer ma réponse, je constate que l’analyse du texte en question me permet de dire que : L’auteur pose la question : « Pourquoi cette haine maladive contre le Maroc ? » Mais en réalité, ce n’est pas une question ouverte : il part d’un postulat — celui que l’Algérie (ou ses dirigeants) nourrit une haine obsessionnelle et injustifiée envers le Maroc. Le texte cherche donc moins à comprendre qu’à dénoncer et convaincre . Le texte repose sur une rhéto...

Maroc : Le cri du Rif vers le Sahara Occidental

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Au Maroc, les cartes postales montrent un royaume stable, souriant, ouvert sur le monde. Mais derrière les plages d’ Essaouira et les remparts de Fès , une autre réalité persiste, plus dure, plus intime : celle de la Hogra , ce mot arabe qui résume le sentiment d’humiliation et d’injustice ressenti par des millions de citoyens. Ce terme n’est pas qu’une émotion populaire : il est devenu la clef de lecture d’un pays où l’inégalité et le mépris institutionnel ont remplacé le contrat social. Tout a explosé à Al Hoceima , en 2016, avec la mort tragique de Mouhcine Fikri , poissonnier broyé par une benne à ordures pour avoir voulu sauver sa marchandise confisquée. Ce drame absurde a bouleversé le pays, révélant la brutalité d’un système qui écrase les plus faibles au nom de l’ordre, sans jamais interroger les abus de pouvoir. Les autorités ont promis une enquête. Le peuple, lui, attend encore les résultats. Entre-temps, la colère s’est installée, portée par le souvenir d’autres humiliati...

Quand la France se regarde encore dans le miroir algérien

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  Face à la polémique autour des visas étudiants algériens, cette analyse démonte les ressorts d’un discours médiatique empreint de mépris et de fantasmes anti-immigration, révélateur d’un imaginaire français de supériorité morale et culturelle. La presse dénonçant la hausse du nombre de visas étudiants algériens pour 2025 n’a rien d’une position neutre. Sous le vernis d’une réflexion diplomatique, il constitue une production discursive idéologique , porteuse de jugements de valeur explicites sur l’Algérie et sur les mobilités estudiantines. La presse ne se contente pas d’exposer des faits : elle fabrique une perception , celle d’une France victime de sa propre ouverture et d’une Algérie présentée comme un fardeau moral et politique. En cela, elle s’inscrit dans une logique de discours anti-immigration , nourrie d’un imaginaire de supériorité morale et culturelle . Ce discours, typique de certaines mouvances de droite et d’extrême droite, recycle les vieux réflexes coloniaux ...

« L’ennemi intérieur, miroir d’une nation en décomposition »

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  La France vacille. Et que fait-elle ? Elle invente un coupable. Toujours le même : l’immigré. L’Arabe, le Noir, le musulman. L’autre. Celui qu’on accuse de tous les maux, de toutes les faiblesses, de toutes les lâchetés françaises. Voilà le grand mensonge. Voilà l’écran de fumée. La France agonise sous son chômage, sa dette, sa bureaucratie, ses écoles qui s’effondrent, ses hôpitaux qui meurent. Mais non : le problème, c’est l’étranger. Quelle facilité ! Quelle lâcheté ! On ressort alors l’obsession fétide du « grand remplacement ». On en fait une rengaine, une arme politique, un cri de ralliement pour les médiocres et les cyniques. Derrière ce fantasme, toujours la même équation simpliste : immigration = invasion. Et derrière l’invasion, la peur. Une peur qu’on agite, qu’on nourrit, qu’on exploite. Par devoir de mémoire, qu’on ose au moins rappeler ceci : les immigrés n’ont pas « sali » la France, ils l’ont construite, reconstruite, enrichie. Ils sont la France. Et ceux qui ...