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Ma grand-mère a survécu à la Nakba, vais-je survivre à celle-ci ?

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  Dans la pénombre de sa chambre détruite, la voix de ma grand-mère résonne encore à mes oreilles. Elle me rappelle que je dois survivre, pour raconter notre histoire comme elle l'a fait . Je survis pour ma grand-mère. Ma grand-mère, Mansoura — ce qui signifie « victorieuse » en arabe — a été forcée de quitter sa maison pendant la Nakba en 1948. Elle croyait qu'elle rentrerait bientôt. Ma grand-mère n'a jamais pu revenir. Moi, sa plus jeune petite-fille, j'ai été contrainte de quitter la maison il y a vingt et un mois, en pensant que je rentrerais bientôt. Ce « bientôt » a pris quinze mois. D'une certaine façon, je suis peut-être plus chanceuse que ma grand-mère : je suis de retour dans ce qu'il reste de chez moi. « Un matin, je me suis réveillée au son ininterrompu des bombardements », m'a-t-elle dit d'une voix faible. Elle n'était qu'une fillette de 11 ans en 1948. Soignée et brillante, elle excellait à l'école. « J'étais la meill...

Gaza : la presse occidentale pour une banalisation des crimes d’Israël

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  Dans un article récemment publié dans un canard de causette israélite, l’auteur prétend analyser la guerre en cours à Gaza et les choix du gouvernement israélien. En réalité, ce texte construit une justification de l’offensive militaire en recourant à deux procédés principaux : relativiser les souffrances des civils et discréditer par avance toute critique qui utiliserait les termes de « crimes de guerre » ou de « génocide ». L’article met en avant la responsabilité du Hamas, les dilemmes liés aux otages, les difficultés du combat urbain, et en conclut que dénoncer Israël serait une « perversion du langage » ou une obsession idéologique. Une telle rhétorique n’est pas nouvelle : elle consiste à présenter des faits gravissimes comme une nécessité militaire inévitable, tout en délégitimant ceux qui invoquent le droit international. Pourtant, face aux centaines de milliers de civils déplacés, aux infrastructures vitales détruites, aux blocus alimentaires et médicaux imposés, il es...

Le génocide de Gaza : un crime qu’on refuse de nommer

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  Il y a des vérités qui ne devraient souffrir aucune hésitation. Le génocide est l’une d’elles. À Gaza, ce mot n’est pas un abus de langage, ni une « opinion extrême » à débattre dans les studios feutrés des chaînes d’info. C’est un fait documenté, confirmé, répété par les institutions internationales, les juristes spécialisés, les ONG de terrain, et même des organisations israéliennes. Et pourtant, dans un monde saturé d’images, de rapports, de témoignages, on continue à faire semblant qu’il existerait un doute. On continue à présenter ce crime absolu comme une hypothèse contestée, une simple vision parmi d’autres. Ce mensonge méthodique, entretenu par les gouvernements complices et amplifié par une partie des médias, constitue déjà une forme de participation au génocide : la participation par le silence, par le relativisme, par la dilution de l’évidence. Ce qui se passe à Gaza n’est pas un « sujet à débat », encore moins une « divergence de points de vue ». C’est un génocid...

Mon sac est prêt, mais je refuse de quitter ma maison : (Le témoignage d’un journaliste de Gaza)

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  Face aux bombardements, un journaliste de Gaza raconte son choix de rester chez lui. Derrière les ruines, c’est l’histoire d’un peuple qu’on tente d’effacer. M on sac est prêt. Dedans, une cuillère, une assiette, une petite couverture et une feuille avec les numéros de téléphone de ma famille. Je pourrais partir — courir vers le sud comme des milliers d’autres — mais je refuse. Car partir, c’est perdre plus qu’un toit. C’est abandonner l’idée même d’avoir un chez-soi. Depuis la mi-août, Gaza subit une nouvelle offensive. Dans mon quartier, Al-Sabra, et à Zeitoun, les frappes aériennes et les tirs d’artillerie ont rasé des pâtés de maisons entiers. Les ordres d’évacuation s’enchaînent, au nom de la « sécurité », mais chacun sait qu’il n’existe plus d’endroit sûr. Chaque déplacement forcé ressemble à une dépossession programmée. L’ombre d’une nouvelle Nakba Ma grand-mère conservait la clé de sa maison perdue en 1948. Elle n’y est jamais retournée, mais cette clé représentait ...

Demandons pardon à la population de Gaza.

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  Alors que Gaza subit bombardements, famine et siège, les institutions internationales échouent à protéger les civils. Le silence et l’inaction des gouvernements occidentaux deviennent une complicité. Gaza, Demandons pardon, Génocide, ONU, Civils palestiniens, crimes de guerre, Silence Complice, occupation Pardon pour notre silence trop long, pour notre indifférence parfois complice, pour nos institutions incapables de protéger les plus vulnérables. Pardon d’avoir laissé se répéter, sous nos yeux, l’histoire tragique d’un peuple soumis à l’occupation, au siège, à la destruction méthodique de ses maisons, de ses écoles, de ses hôpitaux, de ses vies. Chaque jour, les images nous parviennent : immeubles effondrés, enfants blessés, familles décimées, hôpitaux bombardés. Et chaque jour, nous restons collectivement impuissants, prisonniers d’un système international qui se révèle incapable d’arrêter ce carnage. Il ne s’agit plus de politique étrangère ou de « conflits lointains » :...

L’Algérie face à la France : souveraineté assumée contre visions biaisées

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  Depuis plusieurs décennies, les relations entre l’Algérie et la France oscillent entre rapprochements prudents et ruptures soudaines. Certains articles récents, notamment à propos de la reconnaissance française du Sahara occidental comme marocain, laissent croire que l’Algérie réagit de manière émotive et subordonnée aux aléas de la politique intérieure française. Cette lecture simpliste est réductrice, car elle occulte les dynamiques profondes de la diplomatie algérienne et les choix stratégiques opérés par l’État algérien depuis 1962. La diplomatie algérienne : une doctrine de souveraineté, pas une réaction épidermique Contrairement à l’image d’un pays « surpris » ou « vexé » par la décision française, l’Algérie suit une ligne diplomatique constante défense des principes de souveraineté et d’autodétermination , hérités de la lutte de libération nationale, engagement ferme en faveur des causes justes, comme celle du peuple sahraoui, appuyée par les résolutions de l’ONU et la...